Qu'est-ce que l'échec ? Comment y faire face ? Et comment relativiser l'échec pour le transformer ?

📅 jeudi 11 mars 2021 ⏱23:57

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Transcription de l'épisode (extrait)

 Je pense que cela concerne une très grande majorité des humains : la peur d’échouer, de l'échec, de ne pas y arriver. On fait donc moins de choses, on prend moins de risques à cause de ces peurs. On se met une énorme pression car il ne faut surtout pas échouer, on se met la barre très haut. On est très facilement bloqué•e dans un cercle vicieux : « Il faut absolument que je réussisse car je ne dois surtout pas échouer et tant que je n’ai pas échoué, j’ai encore plus peur de l’échec. » 

Je vous parle de ce cercle vicieux car j’ai eu la sensation d’être bloquée dedans depuis que je suis toute petite. J'ai toujours été une petite fille qui se mettait la barre très haut pour tout, surtout à l’école. J’avais la sensation que c’était mes parents qui me plaçaient la barre haut et je me disais que si je ramenais une note en-dessous de 17/20, je décevrais mes parents, je me prendrais une rouste et qu’ils ne seraient pas fiers de moi. C’est faux, ce n’est jamais mes parents qui m’ont mis cette pression mais je ne l’ai compris qu’en grandissant.

C’est un peu le syndrome de la bonne élève et c’était ça à tous les niveaux : la compétition, les sports. Ma plus grande hantise, mon très gros stress, petite, était d’échouer, de décevoir. Si j’échouais, je me disais que mes parents ne m’aimeraient plus, que je ne serais qu’une moins que rien, que c’était la honte, etc. Je me rappelle encore (ma mère me le rappelle assez souvent) que les psychologues que j’ai vus (quand j’ai sauté une classe et que je me suis fait diagnostiquer haut potentiel) disaient à mes parents que la pire chose qui pouvaient m’arrêter était l’échec car je n’en avais jamais connu. Ils disaient qu’ils s’avéraient dangereux de ne jamais en connaître.

Je comprends le sens de cette mise en garde. À l’époque et jusqu’à encore récemment, je n’échouais dans « rien ». J’ai toujours été excellente à l’école, j’ai toujours été déléguée et première de ma classe ou de mon école. Tout se passait bien et je me donnais dans tout. J’avais donc vraiment peur d’échouer car je n’avais jamais connu cela. J’étais persuadée que c’était parce que je n’échouais pas que l’on m’aimait (syndrome de la bonne élève). Je suppose que parmi vous, beaucoup ont peut-être pensé ou vécu cela. Si on vit un échec, on perd tout ce que l’on a. C’est comme cela que je le vivais.

J’étais dans une sur-exigence avec moi-même permanente jusqu’à mes vingt-deux ans environ. Quand j’étais commerciale, il en allait de même : je devais avoir de super primes, classements, pourcentages. Quand je connaissais un échec, c’était abominable. Mon estime de moi diminuait, etc.

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